Se lancer en freelance… Par où commencer ? (2ème partie)
by leguian. Temps de lecture: about 6 minutes.
Voici donc la seconde partie de ce grand questionnement. Dans la première partie, nous avons vu comment placer les bases de cette belle entreprise qu’est la votre. Maintenant que vous avez les outils principaux pour débuter, il vous faut trouver des clients, vérifier que leurs retours sont bons ou non, et, dans les deux cas, examiner pourquoi ! Ensuite, si vous voulez « grossir », il faudra améliorer votre productivité et vous organiser au mieux au jour le jour. Un vaste sujet !
1/ Où trouver ses premiers clients ?

Ha ! C’est moins évident tout de suite. Je n’aborderais pas la question du réseau qui est le votre car celui-ci ne dépend que de vous ! En revanche, il existe plusieurs moyens de trouver de nouveaux contrats.
Grâce à ce fabuleux outils qu’est internet, vous avez la possibilité de chercher de nouveaux projets sans sortir de chez vous…pratique mais certains d’entre vous doivent avoir un contact humain pour concrétiser et crédibiliser leur travail. On ne le répétera jamais assez mais il faut que vous appreniez vous vendre en temps que personne et faire de votre nom une marque, un gage de fiabilité. L’affaire n’est jamais gagnée. Partez du principe qu’il y a toujours un autre freelance sur le coup alors sachez vous différencier.
Certains sites proposent des annonces postées par des sociétés. Abonnez-vous à ces flux qui viendront en permanence alimenter votre lecteur RSS et vous offrir de nouveaux défis. En voici une petite liste dont les annonceurs sont plutôt sérieux :
Attention tout de même aux annonces peu fiables. Il n’y a pas de recette miracle pour les débusquer à coups sur mais pensez à vous renseigner sur l’enseigne qui vous propose de travailler et n’ayez pas peur de poser des questions.
Une fois que vous avez sélectionné le projet qui vous intéresse, il faut que vous fassiez la différence ! Soyez force de proposition, sachez anticiper les questions et les problématiques éventuelles lors du brief. Plus vous mettez le doigt sur les faiblesses ou les oublis du brief, plus le client aura confiance en votre professionnalisme et moins vous aurez de retour à effectuer ensuite, c’est tout bénef’ !
Attention cependant à ne pas trop en faire. Le client pourrait trop se remettre en question et penser qu’il n’est pas du tout prêt à confier le travail à quelqu’un (c’est du vécu !). Tout n’est qu’une question de dosage mais montrez à votre interlocuteur que le graphisme, c’est un métier, que vous êtes un expert et que votre expertise doit conduire à un résultat en adéquation avec sa demande.
Pour ceux qui ne sont pas à l’aise à l’oral, l’e-mail peut vous sauvez la donne. Relisez-vous avant de l’envoyer, ça a l’avantage de corriger quelques fautes qui feraient tâches en réponse à un brief ultra carré. Mais gardez à l’esprit que si le client privilégie le téléphone il ne faudra pas faire le mort puis lui répondre par email ! Les clients aiment la réactivité et n’hésiteront pas à vous le faire comprendre. Sachez vous rendre disponible mais gardez vous des heures d’affilées pour vous plonger dans un gros dossier.
Pour les orateurs nés, usez de votre talent, car contrairement à l’email, vous avez une force : l’intonation et la répartie instantanée. Je ne parle pas ici de vanner le client mais si vous arrivez à ajuster vos arguments en fonction de la discussion, votre côte va monter en flèche et votre crédibilité avec. Donc préparez vous ! Un entretien téléphonique, lorsqu’il est prévu, se prépare.
Vous aurez bien plus de mal à convaincre un client par écrit qu’à l’oral…c’est un fait.
Vos travaux ont porté leurs fruits ? Vous avez réalisé votre premier projet et le client vous rémunère (elle est pas belle la vie !)…mais malgré ça, le travail pour vous ne s’arrête pas là…
2/ Les retours clients

THE point important ! Un client satisfait reviendra vers vous…au pire, il vous recommandera à un proche ! Et là, à vous de satisfaire sa demande du mieux possible. Il faut que la connaissance du client se dise « ça, c’est un graphiste qui connait son métier ! » (et c’est pas gagné car notre profession souffre d’une certaine image…) .C’est à ce moment là que vous devez mettre en place la petite boule de neige en haut d’une immense montagne.
Si le rapport avec le client s’est bien passé, vous devez l’entretenir…un peu comme une plante. Si vous l’arrosez régulièrement, elle poussera. Si vous lui donnez de l’engrais, vous aurez de belles fleurs le moment venu. Un client, c’est pareil ! Prenez des nouvelles, connaitre son sentiment sur l’évolution de son projet, ses besoins, ses envies…etc. Ne l’appelez pas tous les deux jours pour prendre des nouvelles de son chien non plus, il ne doit pas se sentir harcelé mais il doit se sentir privilégié.
Si votre travail l’a convaincu il y a beaucoup de chance qu’il vous rappelle pour une autre mission. Mais comment faire lorsque la boule de neige grandie trop vite !…
3/ Améliorer sa productivité / S’organiser au jour le jour

Et oui, ça peut arriver, et vite ! Un client satisfait vous a recommandé par mail, un autre frappe à la porte et votre téléphone sonne ! À défaut de se réfugier dans l’autisme il va falloir vous organiser pour améliorer votre productivité.
Tout d’abord, la to-do list ! Une liste de tâche à accomplir dans la journée, les dates butoirs…en gros, un agenda, le votre, en cohérence avec votre rythme…
Même si vous avez le sentiment que vous pouvez retenir les différents points d’un petit projet, lorsqu’un autre projet va venir s’ajouter au premier, vous allez vite être débordé et vous oublierez un point, par forcément primordial mais vous devrez justifier de son oublie devant le client.
Vous le constaterez rapidement, certains travaux se ressemblent et s’assemblent ! Par exemple, vous avez 4 maquettes pour une plaquette marketing à mettre en page pour 2 sociétés différentes. Utilisez les ressources que vous offre le web : grilles de mise en pages, calculs en ligne du nombre d’or pour un format A4, typographies Sans et Sérif se mariant à merveilles…etc. Ce bête exemple met en valeur l’importance de travailler à partir de bases déjà construites et suffisamment génériques pour les exploiter dans n’importe quel projet.
Sachez donc organiser ces merveilleuses ressources. Sachez où les chercher si vous ne les avez pas encore et gardez à l’esprit qu’un nouveau domaine pour vous a déjà été exploité par quelqu’un d’autre…renseignez vous avant de vous lancer sur une page blanche, métaphoriquement, quelqu’un y a déjà tracé les bases de votre projet et vous permet de vous en servir.
Attention ! Je ne dis pas ici que vous pouvez piocher dans ce que les autres ont fait pour eux ou pour des tiers ! Soyez certains que le fichier ou la méthode est bien à votre disposition dans cette optique précise. Dans le cas contraire, un petit email pour demander ne coûte rien et peut rapporter gros !
Les outils et ressources sont tellement nombreux que je ne pourrais en faire une liste ici. En revanche, dans la 3ème partie sur ce thème j’essaierais d’en énoncer les plus utiles après quelques recherches et en piochant dans mes bookmarks.
Voilà ! Rendez-vous dans quelque temps pour la troisième et dernière partie…stay tuned !
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